Hypnose stopper la cigarette

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stopper la cigarette

Où en êtes-vous avec la cigarette?

Quels sont les contextes, les comportements, les croyances par rapport à cet usage? Répondez à ce questionnaire pour faire le point.

Répondre en évaluant de 1 à 4 : 1 pas du tout, 2 plutôt non, 3 plutôt oui, 4 tout à fait

1. Je fume automatiquement.

2. Je fume pour faire comme les autres.

3. Je fume quand je suis anxieux(se), préoccupé(e), inquiet(e).

4. Le plaisir de fumer commence avec les gestes que je fais pour allumer ma cigarette.

5. Dès que je fume ne fume pas, j'en suis très conscient(e) et je ne peux contrôler le désir de fumer.

6. Je fume quand je suis en compagnie d'autres fumeurs.

7. Je fume quand je suis triste, déprimé(e).

8. Je prends plaisir à allumer et à tenir une cigarette.

9. Quand je n'ai pas fumé depuis un moment, j'ai vraiment une envie irrésistible de cigarette.

10. Je fume pour en imposer aux autres.

11. Fumer me calme, me détend, me décontracte.

12. J'aime manipuler une cigarette.

13. Je prends une cigarette sans savoir pourquoi, sans m'en rendre compte.

14. Je fume quand je fais une pause.

15. Je fume quand je suis en colère.

16. Tirer sur une cigarette est relaxant.

17. Je fume par habitude.

18. Je fume pour avoir plus de confiance en moi.

19. J'allume une cigarette lorsque je suis tracassé.

20. j'ai du plaisir à regarder les volutes de fumée.

21. Lorsque je n'ai plus de cigarettes, il faut absolument que je m'en procure.

22. Je fume pour me donner une certaine contenance.

23. je fume chaque fois que je suis mal à l'aise.

24. Je trouve beaucoup de plaisir dans l'acte de fumer.

25. je fume dans les moments d'attente.

26. Je fume pour me donner du courage.

27. Je fume quand je me sens seul(e) pour me tenir compagnie.

28. Quand je me relaxe, j'ai du plaisir à fumer.

Remplissez ce questionnaire, puis imprimez-le.

Et nous en parlerons lors de notre rencontre. Il a pour but d'évaluer les liens que vous entretenez avec la cigarette et donc quelles approches nous pouvons mettre en place pour retrouver votre liberté.

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Les croyances qui n'aident pas à arrêter de fumer

Arrêter de fumer représente-t-il un sacrifice pour vous ?
Avez-vous l'impression de devoir escalader l'Everest avant d'entamer la méthode ?
Pensez-vous que vous aller passer des semaines de torture pendant le sevrage à l'idée d'en allumer une ?
Devez-vous faire preuve d'une force incommensurable pour y arriver ?
Pensez-vous : Il faut être fort pour arriver à s'arrêter  (vous êtes déjà très fort pour résister à ce poison !)
Croyez-vous : Il faut avoir beaucoup de volonté. ; (Mais vous en avez déjà dans votre vie, vous vous levez tous les jours pour aller travailler, vous vous occupez de vos enfants...)
Cela permet de gérer le stress : pourtant il y a ceux qui fument par ennui
Vous allez prendre du poids ? (Certes la cigarette est un coupe faim, mais souvent au sortir d'une séance, c'est comme si tout se rééquilibrait, y compris l'appétit. C'est comme si le respect de soi, devenait une valeur clé, identitaire. Et si besoin, nous pouvons aborder cet aspect avec l'hypnothérapie. Ca marche pour la cigarette, ça marche aussi pour le poids).
Vous pensez échouer (il n'y a aucune honte à échouer, le plus stupide est de ne pas essayer).

Toutes ces croyances ne sont que des croyances limitantes, des vues de l'esprit, qui freinent l'action mais qui s'envoleront quand votre objectif sera atteint. Alors pourquoi ne pas s'en défaire avant?

 

Qu'allez-vous abandonner en arrêtant de fumer? Les peurs / les soi-disant bénéfices secondaires

Rien. Si ce n'est la croyance que ça vous sert à quelque chose.

C'est juste la peur d'être privé de notre plaisir, de notre récompense , soutien, que les événements ne soient plus aussi agréables sans cigarettes, de ne pas pouvoir faire face aux situations difficiles.
C'est un sentiment de panique: 'il faut que je fume'.
En d'autres termes , vous acceptez le fait d'être déficient, de ne pas être capable de gérer seul, d'être autonome. C'est ce qu'on appelle de la dépendance psychique
La cigarette ne comble pas un vide mais elle le crée.
Les autres fumeurs vivent le même état que vous.
La cigarette va-t-elle vous manquer ? Qu'en dise ceux qui ont arrêté définitivement ? A peu près tous la même chose, ils se demandent pourquoi ils n'ont pas arrêté plus tôt. Combien de millions de personnes ont arrêté sans ressentir aucun manque ou souffrance. C'est possible pour vous aussi.
Une confusion courante : entre plaisir et soulagement du manque: pendant les pauses bien méritées, alors que le stress du travail est momentanément suspendu, la personne s'accorde une cigarette. Celle-ci devient extraordinaire car le fumeur lui attribue à tort l'entier effet bienfaiteur de la pause.

Rien, si ce n'est vos peurs

peur du manque
peur de prendre du poids
peur de se priver d'un plaisir
peur de ne pas faire face au stress
peur que l'arrêt soit un traumatisme
peur de s'isoler de ses amis
peur du vide, d'être confronté à soi
peur de changer d habitude
peur de ne plus gérer ses peurs, ses émotions

 

2 croyances racines à dézinguer:

La cigarette ne fait pas partie de votre identité, quand bien même vous fumez depuis trente ans, c'est un comportement, ça n'est pas vous. J'ai l'habitude , à une personne  par exemple qui me dit 'je suis alcoolique' de lui répondre 'moi je suis Fred'. Certaines personnes ont tendance à faire un amalgame entre un comportement et leur identité. C'est important de pouvoir recadrer ceci.

La cigarette ne soulage pas le stress: elle soulage le manque qu'elle a créé elle-même par  son usage régulier. On entend souvent le même discours, à savoie "la cigarette me détend". Désolé de rectifier cette croyance: la cigarette détend le stress qu'elle a provoqué par son absence...

 

Les dépendances

Physique, comportementale ou psychologique ?
On définit une personne non-dépendante, celle capable de s'arrêter  régulièrement quand elle le souhaite pendant plusieurs jours d'affilée. On peut être dépendant d'un contexte et ne fumer  que le weekend.

 

    •    Dépendance physique ?

Le syndrome de manque physique lié à la cigarette est avant tout un produit de notre mental, en fonction de nos croyances, nos attentes, en gros notre conditionnement. Des études ont montré que des fumeurs ont ressenti des symptômes de sevrage alors que le taux de nicotine dans leur sang était à un niveau suffisamment élevé pour ne pas en déclencher. (Cf Pomerlau OF  and Pomerlau CS : Nicotine replacement : A critical Evaluation, new York : Alan Liss, 1988). A l'inverse d'autres fumeurs ont vu leurs symptômes de manque disparaître alors qu'ils fumaient à leur insu des cigarettes sans nicotine !

Les tests sur animaux: on obtient facilement qu'ils s'auto-administrent de la cocaïne ou des opiacés comme la morphine ou l'héroïne, mais c'est impossible avec la nicotine, ça ne les intéresse pas...
La nicotine ne coûte rien, les trafiquants ont bien compris le non-intérêt du produit. Vous n'êtes pas accro à la nicotine, c'est un faux-débat, elle ne produit pas de symptômes physiques de manque. C'est la dépendance psychologique qui est en jeu, les croyances qu'on y met , les comportements associés...
La nicotinomanie n'existe pas...
Une majorité de femmes fumeuses qui tombent enceinte, stoppent d'elles-mêmes sans problème pendant la grossesse, puis pour certaines reprennent après. C'est donc au niveau psychologique que cela se joue.

Il n' y a aucune étude scientifique prouvant la dépendance physique à la nicotine. Cette croyance bien que généralisée est le produit d'un campagne médiatique qui profite à certains lobbies. Et en la matière, même les recommandations gouvernementales prêtent à interrogation. (source CNLT, Surgeon General)

En revanche, elle a bien des effets physiologiques : elle induit les mêmes effets que le stress chronique! Maladies cardiovasculaires, vieillissement prématuré, hypertension artérielle, détérioration de la peau, épaississement du sang, problèmes de coagulation, troubles digestifs avec diarrhée et/ou constipation, troubles du système immunitaire, baisse de la libido et des hormones  sexuelles, hypercholestérolémie, réduction des facultés mentales, troubles de la mémoire et de l'attention, difficultés à prendre des décisions, insomnie, migraines...

La Nicotine disparaît très rapidement du sang. La concentration est divisée par deux après 30min, ¾ après 45 min, d'où l'impression de manque rapide et une consommation à 20 par jour. Elle est utilisée dans les insecticides (la quantité de nicotine dans une cigarette si elle était injectée dans le sang tuerait n'importe qui sur le champ)

Les effets de manque physique sont très faibles (irritabilité, pas de douleur physique,, vague inquiétude, impression de vide. La grande majorité des fumeurs passent la nuit sans cigarette (8h) , sans se réveiller, et même attendent la matinée ou le midi pour commencer à fumer... La dépendance chimique est donc facile à supporter. Rien à voir avec le manque physique des drogues dures.

L'effet supposé de détente obtenu est due à la disparition de la nicotine du sang et du cerveau !!!!!
Dès que vous fumez les récepteurs du système nerveux symapthique (SNS) sont activés et saturés , on a on un effet stimulant très rapide. Dès que la cigarette est éteinte , on assiste à une désaturation de ces récepteurs, et donc à un effet de relâchement, d'apaisement, mais qui n'existe qu'en raison du stress, de la stimulation occasionnée par la cigarette.... La personne en vient alors à réguler l'intensité de ses cycles stress/détente en modulant sa consommation , fréquence, intensité d'inhalation... artificiellement, alors qu'elle était tout à fait apte à le faire seule. Perte d'autonomie, apprentissage défectueux...

    •    Dépendance Comportementale

C'est un automatisme, comme de se lever le matin, bailler quand on est fatigué... c'est un apprentissage qui s'est intégré au fur et à mesure, comme quand vous avez appris à marcher, à faire du vélo, à conduire, c'est devenu inconscient, vous le faites machinalement. C'est le trajet boulot-maison.
Ce sont des associations : cigarette/alcool -/amis -/apéro -/jeu de cartes -/télévision  -/repas -/stress …
C'est un rituel : choisir son tabac, la dose, rouler, poser un filtre, coller, c'est un objet esthétique, prendre son briquer, se protéger du vent, pencher la tête en avant, allumer, première taffe, relever la tête , expirer...c'est un univers à soi, une sensibilité, un savoir, que les autres ne peuvent comprendre.

Mais quelle utilité?

    •    Dépendance Psychologique

Ce sont les peurs et les croyances, les prétendus bénéfices secondaires, les émotions, le contexte influant. Et toute cette confusion, ces associations illogiques, ces paradoxes , confusion entre le bénéfice (plaisir...) et son présumé déclencheur (la cigarette) qui construit la fausse croyance puis l'habitude.

L'aspect le plus pathétique de la cigarette est que la satisfaction que le fumeur en retire est le plaisir de revenir à l'état de paix et de tranquilité de son corps avant qu'il ne tombe sous l'emprise du tabac.
J'aime cette phrase d'Allen carr : "On peut comparer le tabagisme au fait de porter des chaussures trop petites pour ressentir le plaisir de les enlever".
Le phénomène d'accoutumance apparaît, la cigarette ne comble plus le manque qu'elle crée.

La véritable raison de fumer est qu'il faut nourrir ce petit monstre à l'intérieur qui réclame sa portion, il a faim. Et le fumeur le nourrira en différentes situations :

ennui/concentration – stress/décontraction.

Ennui :

Vous fumez quand vous vous ennuyez comme d'autres s'occupent en mangeant, ou en faisant quelque chose de plus utile. Garder son doudou, ça fait du bien à l'enfant de 4 ans qui est en vous. Ou avez-vous envie de grandir un peu ?

Stress :

Même amené par un événement , le stress est en fait déjà là du fait du manque de nicotine et de la faim du petit monstre. Cet état de manque généré par la cigarette elle-même est comblé par la cigarette. Le fumeur se sent mieux grâce à la cigarette qui soulage le stress non pas dû à la situation mais au manque. Une mauvaise interprétation s'en suit et une croyance biaisée que la cigarette aide à calmer le stress ; oui seulement celui qu'elle génère elle-même. La cigarette ne vous soulage pas les nerfs, elle vous les détruit. Après un repas, on n'est pas stressé, on se sent bien et on fume... le petit monstre a juste faim aussi.

Concentration :

Il ne faut pas oublier qu'obstruction des artères et autres poisons diminuent l'apport d'oxygène au cerveau. Comment faites-vous pour être concentré dans un examen sans fumer ?

Décontraction :

La nicotine est un stimulant, excitant, augmente le rythme cardiaque. Après un repas , pourquoi fumer pour se décontracter puisqu'on l'est déjà ? Les gens les moins décontractés ne sont pas les non-fumeurs mais ceux qui cultivent leur toux et leur tension artérielle.

Par Convivialité :

Êtes-vous un mouton de Panurge, où avez-vous votre libre arbitre ? Comme disait Coluche , ce n'est pas parce que tout le monde fait la même connerie que ça n'en est pas une... Ici, il s'agit vraiment d'un conditionnement, à la manière du chien de Pavlov qui salive dès qu'il entend une cloche sonner, le réflexe c'est rencontre – amis – clope, comme si on ne pouvait pas voir ses amis sans fumer. Pourquoi pas après tout, les chiens sont des animaux très sympathiques.

La véritable raison de fumer est cette peur de sentiment de vide, d'insécurité qui s'empare de vous quand vous manquez de nicotine, consciemment ou inconsciemment, et non par plaisir, pour se détendre, ou pour se donner du courage.

En même temps, le côté positif est plus vous vous sentez dépendant, plus vous serez heureux(se) de vous en libérer.
Il faut garder à l'esprit que si la cigarette paraît tellement appréciable, c'est à cause des situations auxquelles elle est associée. C'est la situation elle-même, le contexte qui sont particuliers. Une fois le besoin de cigarettes disparu ces situations seront toujours aussi plaisantes voire plus.

"les hommes se sont battus pour abolir l'esclavage, et ils l'ont retrouvé avec la cigarette"...

Quand on comprend que l'addiction à la cigarette est avant tout psychologique, on comprend pourquoi l'approche médicale traditionnelle et pharmacologique est inopérante. Ils ne prennent pas la question par le bon bout. C'est la raison pour laquelle les techniques les plus efficaces sont à trouver parmi celles qui abordent le côté émotionnel, comportemental , psychologique de la problématique.