Respiration et santé

 

hypnose et respiration

 

 

Pourquoi choisir la respiration pour aborder les problèmes de santé ?

Nous respirons 10 litres d'air par minute environ soit, en arrondissant, 15 000 litres par jour.

Nous buvons environ 3 litres de liquide par jour.

Nous mangeons quelques centaines de grammes de nourriture par jour.

Question: de quoi avons-nous besoin en priorité et de qualité?

 

Nous mourrons, lorsque privés d'air, en quelques minutes.

Nous mourrons, lorsque privés d'eau, en quelques jours.

Nous mourrons, lorsque privés de nourriture, au bout de plusieurs dizaines de jours.

Question: Qu'est-ce qui est fondamental pour le bon fonctionnement du corps et de l'esprit?

 

Quelle importance occupe le 'pranayama' (la science indienne de la respiration) dans le yoga? majeure, bien plus que les postures, mais moins que les techniques de concentration et de méditation.

Pourquoi les personnes au rythme respiratoire lent vivent plus longtemps et en meilleure santé?

Quelles différences d'impact sur le mental et les émotions et donc le corps entre respirer profondément et lenteur avec une respiration courte et saccadée?

Quelles différences de vécu intérieur entre respirer avec le haut de la poitrine, "les clavicules", et l'abdomen?

Comment respirez-vous différemment quand vous êtes en colère et quand vous êtes détendu?

Autant de questions pour vous amener à une petite réflexion intérieure sur la qualité de sa respiration et du niveau de sa prise de conscience personnelle à son sujet.

On a coutume de dire que le mental influe sur le corps, et ceci est vrai, on le constate avec toutes les troubles psychosomatiques par exemple. cela dit l'inverse est tout aussi vrai, l'état du corps (son niveau de tension, de douleur ou de détente, de bien-être par exemple) influe sur les pensées, l'agitation ou la tranquillité du mental.

Aussi, une thérapie, quelle qu'elle soit, sera toujours potentialisée en prenant les problèmes sur les deux versants: le corps et l'esprit.

Et comme pour la nourriture, où sa qualité est un enjeu important tout comme son assimilation (mastiquer, insaliver pour réduire en bouillie les aliments avant de les avaler a une influence considérable sur la qualité de l'assimilation des nutriments (vitamines, oligoéléments, minéraux entre autres) comparativement à un repas/gavage où tout envoyé au "lance-pierre" à l'estomac qui se débrouillera tant bien que mal (ou plutôt mal) en provoquant fermentation, ballonnement, douleurs abdominales et j'en passe), la respiration varie beaucoup selon bien sûr la qualité de l'air et la façon dont on l'assimile...

 

Système nerveux autonome et respiration

Le système nerveux autonome, comme son nom l'indique, fonctionne de manière automatique. Vous n'avez pas besoin de penser à faire battre votre cœur, à respirer, à digérer, à produire des hormones, à cicatriser si besoin, etc... tout ce système le fait pour vous et c'est bien heureux.
Ici un constat apparaît : la respiration est la seule fonction qui agit à la fois de façon automatique et/ou de façon volontaire quand on prend conscience. Le plus clair de votre temps, vous n'avez pas conscience de votre respiration, mais si vous le décidez, vous pouvez modifier à loisir son rythme, son amplitude, la rendre plutôt abdominale ou thoracique, nasale ou buccale voire la stopper... Elle est donc aussi soumise à notre volonté. Et c'est là que se trouve le levier magique pour agir de façon volontaire et consciente sur des fonctions automatiques et inconscientes de notre corps.

Il faut comprendre que le système nerveux autonome est constitué de deux sous-sytèmes antagonistes : le système nerveux sympathique (SNS) et le système neveux parasympathique (SNP). Ces deux systèmes régulent toutes le fonctions automatiques de notre corps. Le premier cité, le SNS prépare à l'action, au combat, à la fuite. C'est lui le responsable de la production de la fameuse adrénaline qui accélère les battements cardiaques, nous rend alerte et vigilant. Le deuxième, le SNP, vous l'avez compris est celui qui nous relaxe, détend, il ralentit les battements cardiaques. Ainsi, nous avons d'un côté un accélérateur et de l'autre un frein. Les deux sont nécessaires à notre bon fonctionnement et lorsqu'il agissent de façon équilibrée, stimulés alternativement de manière harmonieuse, nous nous sentons bien.

Aussi, comme acquis plus haut, la respiration volontaire va être le levier sur lequel vous allez agir pour réguler harmonieusement ces deux sous-systèmes nerveux.

 

Mais pourquoi réguler ces deux sous-sytèmes ?

Songeriez-vous à monter dans une voiture qui ne possèderait qu'un accélérateur et  pas de frein? Ou inversement? C'est le même raisonnement pour le corps et l'esprit, et leur bon fonctionnement. Pouvoir agir, se tendre, puis se reposer et se régénérer. Equilibrer l'impulsivité et la détente. Non pas que l'impulsivité soit un défaut, au contraire, elle permet peut-être plus de réactivité, de rapidité, de créativité et plus encore... Cependant si elle est mal maîtrisée, elle sous-tend nos comportements déviants, qu'ils soient alimentaires, addictifs, ritualisés. Elle est toujours en arrière plan, saisissant la moindre occasion pour nous faire perdre le contrôle. C'est vrai en matière de nourriture comme c'est vrai pour les autres domaines de notre vie. (Notre lien à la nourriture étant ce qu'il est (très très fort), l'impulsivité y aura une importance prépondérante).

L'impulsivité possède quatre dimensions, qui sont plus ou moins présentes ou absentes chez chacun d'entre nous :
    •    l'urgence
    •    le manque de préméditation
    •    le manque de persévérance
    •    la recherche de sensations

L'urgence correspond à la tendance à céder à de fortes impulsions en réponses à des émotions trop fortes ou non gérées. Comme il peut être très difficile de stopper une réponse automatique comportementale,  en cas d'émotion négative.

Le manque de préméditation correspond à la difficulté de penser aux conséquences d'un acte avant de s'y s'engager.

Le manque de persévérance correspond à la difficulté à rester concentré sur une tâche qui peut paraître difficile ou ennuyeuse. Par exemple, cela sera la difficulté de résister à des pensées intrusives en lien avec la nourriture ou la silhouette (insatisfaction corporelle). Ces pensées intrusives, selon leur fréquence, sont souvent en cause dans les arrêts de traitement, de régime de par le découragement qu'elles induisent.

La recherche de sensations correspond à la tendance à rechercher l'excitation et les sensations fortes. Ici, on constatera une plus grande sensibilité à la récompense, aux plaisirs alimentaires, à la réassurance au travers de rituels, d'addictions.

Chacune de ces quatre dimensions sera désensibilisée à travers les exercices respiratoires que je vous proposerai. L'urgence deviendra relative, le rapport au temps sera modifié, vous prendrez de la distance par rapport à ça. Le manque de préméditation  sera pris en charge par la capacité à prendre du recul par rapport au passé, au présent et au futur. L'amélioration du manque de persévérance est l'essence même des exercices que je vous proposerai. Peu à peu, comme par magie, les pensées intrusives se feront plus rares, et quand elles se présenteront, vous saurez les canalisez facilement. Vous apprendrez enfin à observer votre corps, les sensations et les émotions qu'il vous envoie, les identifier pour mieux les comprendre et agir dessus.  

La tranquillisation du mental, de ses émotions et pensées, la régulation de la faim, de la satiété, le désir et la satisfaction seront de nouvelles sensations que vous retrouverez pour votre plus grand plaisir.
 
La respiration est un mouvement ondulatoire, cyclique, rythmique. Or de nombreuses fonctions de l'organisme fonctionnent selon de tels mouvements et sont le résultat d'une alternance entre excitation et repos, stimulation ou inhibition, action ou récupération, dilatation ou constriction, dépense ou conservation d'énergie.  Et notamment celle du cœur et celle du métabolisme de l'énergie, température, assimilation des aliments, élimination des déchets... Ainsi ces fonctions en mouvement vont pouvoir se synchroniser sur celui de la respiration maîtrisée, conscientisée et apaisée selon cette loi physique dite d'entraînement par sympathie: deux mouvements ondulatoires tendent à se synchroniser quand ils s'exercent sur un même support (dans le cas qui nous intéressent : le corps). On retrouve alors la notion des biorythmes qui s 'équilibrent et se mettent en résonance .
Par le système respiratoire, seule partie du système autonome accessible à une modification volontaire, nous allons avoir accès à des systèmes inaccessibles autrement. Elle constitue un puissant outil de gestion du stress et des affections induites par un dérèglement émotionnel.

La répétition et la régularité doivent être votre moteur de changement : par la volonté, vous ne pouvez pas agir directement sur les automatismes de votre corps. Par volonté, vous ne pouvez pas agir directement sur le long terme sur ce qui concerne votre excès de poids, mais par volonté vous pouvez consacrer 10 à 30 minutes par jour aux tâches que je vous propose.
Avez-vous pas pris le temps de vous regarder, de prendre conscience de votre corps, de vos émotions ? Chaque jour, pas après pas, vous allez apprendre à les maîtriser, les accepter et prendre de la distance.

 

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Les émotions :

Elles s'accompagnent de changements physiques spécifiques, de réactions mimiques et corporelles variées (circulatoires, musculaires, viscérales...). A l'inverse des sentiments, les émotions se voient et se lisent sur le visage, elles s'observent au travers des comportements, elles créent un mouvement tourné vers l'extérieur, vers les autres. L'émotion est aussi un message social, une ex-pression (force dirigée vers l'extérieur) : l'émotion apparaît sur le théâtre du corps. Le sentiment est privé, c'est une im-pression (force dirigée vers l'intérieur), il ne peut s'observer facilement par autrui : le sentiment apparaît sur le « théâtre de l'esprit ».
Quelles est la finalité des émotions ? Elles nous poussent à fuir ou éviter ce qui nous met en danger et à nous rapprocher de ce qui est favorable à notre survie ou à celle de l'espèce. Il s'agit donc toujours de survie dans un milieu changeant et souvent hostile. Les émotions à valence positive nous font rechercher et nous rapprocher de ce qui nous préserve ou rassure.
Les émotions ont une intensité, jugée par l'importance du ressenti corporel.

Emotions et système immunitaire:

Les émotions à valence négative comme la colère, le stress, l'anxiété diminue le taux d'anticorps et déprime le système immunitaire. On devient beaucoup plus sensibles aux agressions infectieuses. A contrario , une émotion positive de bienveillance par exemple stimule la sécrétion immunitaire. La pratique de techniques respiratoires induit un état physiologique interprété comme une émotion positive, elle renforce donc les défenses immunitaires.)

Emotions et cortisol :

Le cortisol est une hormone secrétée par les glandes cortico-surrénales. Il prend le relais de l'adrénaline qui agit rapidement mais sur une courte durée et se met en place pour chaque combat ou fuite. Les émotions fortes, en particulier la peur et la colère sur-stimulent sa sécrétion. Les émotions répétées, ressenties comme déplaisantes, dans un contexte d'impuissance, deviennent du stress. Le cortisol est sécrété à son maximum et de façon continue, mais à ces doses il devient délétère pour l'organisme et devient en grande partie responsable des ulcères, infarctus, cancers, obésité, hypertension artérielle, dépression...
Ici nous abordons le lien entre cortisol et poids : le cortisol , c'est comme de la cortisone naturelle : il modifie le stockage du sucre, réduit la masse musculaire, modifie le stockage de l'eau et des fluides dans l'organisme. Les exercices de respiration sont une arme efficace pour lutter contre l'excès de cortisol, et deviendra un substitut efficace au rôle que peut jouer la nourriture dans la régulation des émotions négatives. En cas de stress, nombreuses sont les personnes qui vont réguler un stress en induisant une émotion positive par un carré de chocolat. Le souci apparaît quand  ce comportement devient la stratégie prépondérante de la personne pour réguler sa vie émotionnelle. Le problème est donc pas un défaut inhérent à la personne ou un manque de volonté, mais bel et bien une inadaptation comportementale au milieu changeant qui entoure la personne, l'oppresse ou la stresse.

Pour pouvoir s'adapter à une nouvelle situation, un changement, la personne doit être capable d'adaptabilité émotionnelle à un contexte donné, l'organisme doit être capable de passer sans difficulté et sans retard, de la tristesse à la joie, du dégoût  la confiance, de la peur à la sérénité, de la colère à l'acceptation. Être émotionnellement cohérent signifie avoir d'avoir la capacité de s'adapter et de ressentir la totalité de la palette émotionnelle et de revenir en son centre, prêt(e) pour de nouvelles émotions. La pratique des techniques de respiration développe jour après jour cette capacité d'adaptation et la capacité à s'émouvoir sans rester bloqué dans une zone émotionnelle particulière, à mettre à distance des pensées envahissantes. A travers les exercices, je peux être en colère, joyeux, triste, dégoûté, honteux, mais je ne reste pas bloqué, je reviens me placer au centre de la grille émotionnelle.